26/05/2004

Bérénice à Titus in "Bérénice" Acte IV, scène 5 de Jean Racine

Eh bien ! Régnez cruel ; contentez votre gloire :
Je ne dispute plus. J'attendais, pour vous croire,
Que cette même bouche, après mille serments
D'un amour qui devait unir tous nos moments,
Cette bouche à mes yeux s'avouant infidèle,
M'ordonnât elle-même une absence éternelle.
Moi-même j'ai voulu vous attendre en ce lieu.
Je n'écoute plus rien : et pour jamais, adieu.
Pour jamais ! Ah ! Seigneur, songez-vous en vous-même
Combien ce mot cruel est affreux quand on aime ?
Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,
Seigneur, que tant de mers me séparent de vous ?
que le jour recommence et que le jour finisse,
Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice,
Sans que de tout le jour je puisse voir Titus ?
Mais quelle est mon erreur, et que de soins perdus !
L'ingrat, de mon départ consolé par avance,
Daignera-t-il compter les jours de mon absence ?
Ces jours si longs pour moi lui sembleront trop courts.




18:35 Écrit par Titevie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

il manque un mot dans ce vers! 'D'un amour qui devait tous nos moments,'

Écrit par : franz | 30/05/2004

Oui effectivement ... Satané site qui n'est po foutu de citer Racine comme il se doit ! lol

merci franz

Écrit par : Absintheae | 30/05/2004

oui

Écrit par : jaqueline | 19/05/2011

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